30 septembre 2011

Saga

J'ai reçu hier mon exemplaire en français des règles, ainsi que deux sachets de dés.

Premières impressions :
Ca nous change des briques cartonnées parues récemment.  Même si la règle est tout en couleurs, on est en-dessous des 80 pages pour la totalité du bouquin, sous couverture souple.  Il y a un point commun visuel avec COE : un personnage vient faire quelques commentaires en encadré, ce qui permet de les intégrer sans alourdir le texte principal.  Chaque chapitre des règles proprement dites se termine par un paragraphe de résumé.  C'est écrit dans un ton familier, mais qui dégage néanmoins une impression très professionnelle (si on excepte une faute d'orthographe monumentale dans la section CàC).

Si vous n'avez pas encore entendu parler de cette règle, il s'agit d'un jeu d'escarmouches pour la période des invasions vikings sur la Grande-Bretagne.  Le jeu est une espèce d'hybride entre le jeu de figurines et le jeu de plateau.  C'est une coproduction franco-anglaise (Tomahawk Studio / Gripping Beast).

Les quatre "listes d'armées" (nommées factions dans le jeu) sont en effet plus ou moins interchangeables (à quelques détails près, le plus évident étant sans doute la présence de cavalerie ou non).  La différence vient non pas des unités (classées dans tous les cas en : levées, guerriers, gardes et seigneur), mais d'une carte d'activation avec des compétences qui spécialisent chaque faction.
On a ainsi :
  • les Vikings, spécialisés en corps-à-corps ;
  • les Anglo-Danois, spécialisés en défense ;
  • les Normands, spécialisés en tir ;
  • les Gallois, spécialisés en... disons guerrilla, mais sans doute plus exactement en mouvement (probablement les plus subtils à jouer).

La phase de jeu est assez différente des jeux de figs classiques, et c'est là où ça rejoint un peu un jeu de plateau.

Au début de son tour, on lance ses dés Saga (qui dépendent du nombre d'unités présentes) : des dés à six faces, dotés de trois symbôles : un rare, deux uncommons, et trois commons ;-)  (en français : chaque symbôle est présent sur une, deux ou trois faces).
Ces dés doivent être placés sur la carte d'activation/compétences dans les cases qui correspondent aux symbôles.  Certaines cases peuvent être activées par plusieurs symbôles différents (x OU y), d'autres demandent  deux symbôles (x ET y).  Donc, certaines compétences sont moins souvent disponibles que d'autres.

Ensuite, on active les unités sans séquence particulière de mouvement-tir-càc comme c'est généralement le cas ailleurs.  C'est selon la volonté du joueur.  On peut faire tirer une unité, puis déplacer une autre, etc...  Une unité peut également être activée plusieurs fois de suite, mais elle subit alors un effet de fatigue.  On peut conserver des dés sur sa feuille d'activation, sur des compétences de réaction, de sorte à les utiliser durant le tour de son adversaire.

La fatigue est l'autre particularité du jeu.  Elle s'accumule sur les unités et les handicape sérieusement quand elle dépasse un certain point (qui dépend de la classe d'unité).  Elle peut également être utilisée comme une ressource par l'adversaire. A un moment donné, il peut décider de retirer un jeton de fatigue d'une unité ennemie pour diminuer sa défense, modifier sa capacité de mouvement, etc...
Outre l'utilisation de la fatigue par l'ennemi, la fatigue peut être réduite par une activation de "repos".

Le jeu a l'air simple à apprendre, la complexité venant probablement des combinaisons possibles entre les différentes compétences disponibles.  Et de la gestion efficace aussi bien de ses dés Saga que de la fatigue.

Les dés sont un peu gadgets.  Relativement chers (14€).  Et différents pour chaque faction.
Il y a un plateau d'activation fourni par faction (cartonné, mais pas plastifié comme c'est annoncé je l'avais cru) et une photocopie sera nécessaire si on veut combattre Vikings contre Vikings, par exemple.

Gripping Beast propose des boîtes de figs sélectionnées pour démarrer une armée du jeu.  C'est à 40€ pour les moins chères (Vikings et Anglo-Danois).

Ca a l'air pas mal.  Faut voir en pratique, car c'est plus difficile de se faire une idée que pour une règle classique.  Il doit y avoir en tout cas plus de "surprises" sur le champ de bataille.  C'est clairement une règle à but ludique, avec des personnages et des unités capables de prouesses dignes des grandes... sagas.

27 septembre 2011

Et pas la bonne église :(

J'ai été un peu vite tout à l'heure, sans vérifier ma source.
L'église sur laquelle l'article du WI 283 (mai 2011) est basée est celle de Culbone, qui fait à peine plus de dix mètres de long :


Néanmoins, pour obtenir un rendu à peu près identique à la photo de l'article, il me semble que le bon truc, c'est de cadrer le PDF sur la partie encadrée et d'utiliser le truc indiqué dans mon billet précédent pour faire l'impression.... sur une feuille A3 !

Pas Du Fectoriel

Je me suis finalement décidé à commander Saga.
J'ai déjà des idées de scénarii, notamment le raid sur l'église qui est la première étape des oathsworn dans The Whale Road.

Comme il y avait justement un article sur la réalisation d'une petite église anglo-saxonne (basée sur celle dont la photo apparait en bas de ce billet) dans un Wargames Illustrated récent, je me suis dit que ça faisait un bon élément de décor à fabriquer en attendant l'arrivée du jeu.

Les templates sont disponibles sur le site de la revue.  Malheureusement, si l'article dit bien qu'on peut modifier l'échelle du bazar pour l'adapter à ses besoins, force est de constater que
  • le document d'origine est sur une A4, bref, l'église est toute petite.  Le porche d'entrée est plus petit que mon Viking Foundry moyen ;
  • on doit utiliser des moyens détournés (pour ne pas dire des ruses de sioux) pour imprimer un zoom de PDF (il faut imprimer la vue courante et faire un stretch) ;
  • le contenu du PDF est un bitmap, pas un dessin vectoriel, qui supporte assez mal d'être redimensionné : le résultat est tout flou.
Bref, je vais sans doute m'inspirer de la chose, mais refaire mes propres plans, ça sera plus simple que de m'arracher les cheveux à essayer de sortir ceux-là correctement.

23 septembre 2011

Wargames Illustrated 288

Le WI d'octobre est arrivé dans ma boîte aux lettres ce matin.
Le thème est sympa ce mois-ci, puisqu'il s'agit des Vikings.

Je n'ai lu que deux articles jusque ici, mais ils étaient intéressants, chacun dans leur genre.

D'abord, un rapport de bataille de Clash of Empires, par son auteur, utilisant le supplément Rise and Fall of Persia, qui devait sortir ce mois-ci mais qui devrait finalement être disponible en octobre en raison de problèmes à l'imprimerie (pas de chance pour l'article qui ne pouvait anticiper le problème).  Un gros reproche à cet article : les photos ne sont pas claires (encore une fois, c'était déjà le reproche que j'avais à faire à un autre rapport sur le même jeu) ce qui est malheureux quand on compare avec la qualité des schémas explicatifs dans la règle elle-même.

Ensuite, l'omniprésent Rick Priestley nous fait un compte-rendu de sa découverte de Saga, la nouvelle règle d'escarmouche (25 à 60 figurines par camp, environ) de Gripping Beast (qui existera en français aussi, puisque son auteur est francophone).  Sa présentation du jeu est absolument limpide, et l'article est carrément... savoureux !  Le prix m'avait fait reculer, mais du coup, je me laisserais bien tenter.

Rick fait aussi un compte-rendu de partie "dark age" avec sa règle Hail Caesar, mais ça sera pour plus tard.

19 septembre 2011

REAMDE.TXT

A noter qu'avec tous ces jeux en ligne qui deviennent gratuits (ou en tout cas accessibles gratuitement), il n'est pas inutile de rappeler qu'ils ne sont pas sans dangers.  Non, non, je ne veux pas dire qu'ils vous prennent tout votre temps ou qu'ils sont addictifs.  Pas du tout.  Les vrais dangers seront bientôt révélés dans le nouveau bouquin de Neal Stephenson.

Free to P(l)ay 5

Outre City of Heroes et Champions dont je parlais dans ce précédent billet, un troisième MMORPG ayant pour thème les super-héros va également bientôt (fin octobre) passer en modèle Free 2 Play : DC Universe Online.

Du peu que j'ai pu en voir, celui-là a un gameplay de console de jeu (massacrage de bouton de souris). Pas du tout ma tasse de thé.


Pour l'occasion, une petite image piquée sur la page DevianArt de Douglas Shuler.

17 septembre 2011

The Whale Road

The Whale Road est un roman historique de Robert Low.  Enfin presque.  Il y a des éléments de fantastique.  Ce livre est le premier d'une série, mais il forme une histoire complète. On peut donc le lire en isolation du reste.

Il conte les aventures d'un équipage de raiders vikings, les Oathsworn.  Comme le nom l'indique plus ou moins, il s'agit d'une bande de gaillards liés ensemble par un serment :

We swear to be brothers to each other, bone, blood and steel.  On Gungnir, Odin's spear, we swear, may he curse us to the Nine Realms and beyond if we break this faith, one to another.

Le narrateur est un jeune homme, qui s'enrôle dans l'équipage à quinze ans, sans trop avoir le choix.  A ce moment, les Oathsworn, sous les ordres de leur chef Einar le noir, vont piller un monastère pour le compte d'un commanditaire qui désire récupérer une relique.
On va suivre la bande d'aventuriers alors qu'Einar cherche à savoir à quoi rime cette récolte d'objets et décide, lorsqu'il a découvert le but final, de chercher ce trésor pour son propre compte.

Ce bouquin a reçu une excellente critique et est en effet une bonne lecture.
Il n'est cependant pas dénué de défauts :
  • Le jargon viking est largement utilisé, et déroute au départ.  On aurait aimé un glossaire, ou au moins une note de bas de page la première fois que chaque terme est rencontré (rien que le titre du roman, faut savoir de quoi on parle).
  • Le style de l'auteur est un peu brouillon par moment, notamment dans ses dialogues (surtout au début du bouquin).
  • Ce style change au cours du livre : au départ, le conteur s'adresse à son lecteur, et ce n'est plus le cas ensuite.
  • L'histoire est tout à fait linéaire, ça progresse à bon train, mais il n'y a pas le moindre retournement de situation, aucun élément de surprise.
  • Les personnages sont nombreux, mais Kleenex : on a à peine le temps de commencer à retenir leur nom qu'ils se font trucider et qu'on nous ressert une nouvelle série de noms.
  • Il y a quelques détails gênants.  Einar The Black, par exemple, n'aurait-il pas dû s'appeler Einar The Dark ou Einar The Blue ?
L'auteur est un ancien journaliste, qui fait partie d'un groupe de reconstitution viking, et qui a décidé d'écrire une saga basée sur son hobby.  J'ai dans l'idée que ce bouquin est un peu une sorte d'expérience, de brouillon, qui aurait mérité d'être retravaillé un minimum avant d'être publié.  Mais j'imagine aussi que la suite de la série doit s'être améliorée sur un certain nombre des points cités plus haut.

Reste l'élément fantastique introduit dans l'histoire.  On aime ou on n'aime pas.  Dans mon cas, ça ne me dérange pas.  Je lirai très certainement au moins le titre suivant de la série.

08 septembre 2011

Free to P(l)ay 4

Après Age of Conan, deux nouveaux MMORPG passent en modèle free to play bientôt.

Star Trek Online : j'imagine que tout le monde connait Star Trek (sans doute mieux que moi).  Pas besoin de présenter l'univers, qui a donc l'avantage d'avoir un background connu.  Je n'ai jamais essayé ce jeu, je ne peux donc pas en dire grand chose.

City of Heroes : et son pendant, City of Villains.  Ici, c'est un jeu de super-héros, dans un univers créé de toutes pièces.  Le jeu n'est pas tout neuf.  Je l'ai essayé il y a un bon bout de temps.  Je pense que le moteur graphique a dû être revu depuis, et c'est tant mieux, car sinon, ça ne vaudrait guère la peine d'y aller faire un tour, les graphismes étant complètement à la ramasse par rapport à ce qui se fait aujourd'hui.  Le jeu au départ était très simple, sans artisanat, sans course au gros équipement, sans PvP, etc...  Tous ces éléments, négatifs ou positifs, ont été ajoutés ensuite.

C'est un jeu qui avait une base de fans assez importante.  Et a généré aussi son lot de "fan-art", que ça soit en images, en récits, etc...  Dont certains VIP, comme Douglas Shuler (illustrateur de jeu de rôle bien connu).  Et beaucoup d'amateurs.  Mon image préférée reste celle ci-contre, faite par Keltra qui officiait sur le serveur francophone.

A noter que dans le même genre, il y a également Champions Online, basé sur le jeu de rôle papier du même nom, qui lui est déjà F2P depuis quelques mois, mais qui ne m'a pas vraiment convaincu, ni par ses graphismes, ni par son gameplay.


29 août 2011

Zero History

Zero History, c'est le troisième (et dernier, je suppose) volume de la série "Blue Ant" de William Gibson, et qui fait suite à Spook Country.

On y retrouve principalement deux des protagonistes du volume précédent, l'ex-chanteuse des Curfew, Hollis Henry, et le désormais ex-junkie, puisqu'il a subi une cure de désintoxycation entre les deux bouquins, Milgrim.

Le sujet boucle la boucle avec le tout premier volume, Pattern Recognition, puisqu'il y est question de mode.

Le bouquin démarre plus rapidement et plus clairement que le précédent. Les personnages étant connus, ça participe sans doute au démarrage, mais Gibson ne fait pas de mystères cette fois, et on va directement au vif du sujet.

Côté curiosités, on peut deviner un clin d'oeil au Cryptonomicon de Stephenson, vu qu'il y a un chapitre qui fait des références gratuites à des machines Enigma, et au chiffrage en général. Un autre chapitre me semble être un clin d'oeil à Count Zero, puisqu'il y est question de Bobby et d'un certain Wilson.

Un gros problème de Zero History, c'est qu'il est vraiment ancré dans l'instant présent. Par ses iPhone, Tweeter, etc... Dans quelques années, on ne saura peut-être même plus de quoi ce bouquin cause. Gibson a été un visionnaire avec Neuromancer & co. Je ne pense pas qu'on pourra dire la même chose de cette trilogie-ci dans quelques années.

Enfin, quel est le but de tout ça ? Je me le demande bien. D'autant que la conclusion est totalement détachée du reste. On a tendance à penser "tout ça pour ça ?" (c'est encore renforcé par les remerciements de l'auteur à la fin du bouquin). C'est mon impression non seulement pour ce volume, mais pour l'ensemble de la trilogie.

Deux mots sur le premier volume de la série : Pattern Recognition, c'est un terme utilisé en informatique. Mais qui n'est pas utilisé dans ce contexte dans le roman. En gros, le personnage qui lie les trois volumes, Hubertus Bigend, envoie une brave dame faire des recherches sur des oeuvres cinématographiques anonymes qui apparaissent sur le Net, et qui sont reconnues comme des chefs-d'oeuvre. Ca m'avait laissé un sentiment d'auto-plagiat à l'époque (vis-à-vis de Count Zero). Et la plongée dans les mondes de la mode et du marketing, qui ne me sont guère familiers, ne m'avait pas facilité les choses.

J'essayerai peut-être de relire les trois volumes d'une traite d'ici un an ou deux, pour voir si je trouve un sens à tout ça avec le recul.

26 août 2011

Le redoublage ne serait peut-être pas une mauvaise idée

On m'a demandé des conseils pour le choix d'une série de SF en VF. Un peu embêté, vu que je ne regarde que des trucs en VO, je me suis demandé si Torchwood était disponible en français. Un petit tour sur YouTube m'a démontré que ça avait été au moins diffusé en télé. Je me suis visionné hier une bonne partie du tout premier épisode (sauf le début, vu que la BBC a fait retirer la vidéo).

Mais alors là, purée, je me suis demandé si c'était bien la même chose.

Toutes les grossièretés ont été sucrées. On peut dire que ça enlève une bonne partie du sel de l'histoire (ouais, je sais, c'est facile :-).
Mais on a droit à la traduction de That is so welsh ! par C'est typiquement féminin. Ce qui en introduit une inédite, à mon humble avis !

Il y a des changements de sens dont certains, qui pour être bénins m'ont fait tiquer.
Lorsque Gwen fait remarquer que le seul capitaine Jack Harkness connu au bataillon a disparu en 1941, dans la VO, il répond Well, that couldn't be me, could it ? Ce qui a été traduit par C'est peut-être moi, qui sait ? On passe du déni avec l'insinuation subtile d'un doute à un machin pas subtil du tout. J'ai sans doute mal choisi mon exemple, il y a des trucs beaucoup plus flagrants, mais qui m'ont semblés moins dérangeants.

Et par dessus le marché, les comédiens francophones sonnent complètement à côté de la plaque.
Ca me rappelle Buffy, dont la VF sabotait aussi complètement le travail à la source.

20 août 2011

Les Gau-Gau... les Gau-Gau... les Gaulois !

Vu tout à l'heure au rayon librairie de mon supermarché en faisant les courses : le numéro hors-série d'août de Science & Vie Junior dont le thème est "Les vrais Gaulois ; Astérix a tout faux".

Il y a longtemps que j'ai arrêté de considérer S&V comme une revue scientifique au sens strict. C'était pour moi, dans les années 80, ce que j'appellerais aujourd'hui, justement, une revue d'éveil à la science pour ados. Pourtant, ici, je me suis laissé séduire par ce numéro destiné aux juniors.

Même si la plupart de ceux qui gravitent autour de ce blog n'y apprendront probablement pas grand chose, on peut considérer ceci comme un bon support pour transmettre un peu de notre savoir aux plus jeunes ou à des joueurs qui viennent du fantastique et voudraient se lancer dans l'historique.

Ca leur permettra aussi de faire la différence entre Celtes et Gaulois, de voir comment nos ancêtres ont assimilé la culture de ceux qui les ont conquis, entre autres sujets plus légers (comme de repérer les anachronismes dans certaines oeuvres, comme l'indique le sous-titre, par exemple).

Enfin, ça peut aussi permettre à celles et ceux qui sont intéressés par une histoire plus "glamour" (comme l'Egypte antique, par exemple) de s'intéresser à nos racines propres, parfois oubliées.

19 août 2011

Le grenier de l'Amérique

Suite à une promo, je me suis acheté hier la première saison de la série américaine Warehouse 13 en DVD.

Les amateurs de GURPS connaissent probablement déjà Warehouse 23. L'idée de base est la même. Si vous ne voyez vraiment pas, rappelez-vous le hangar où on stocke l'arche à la fin du premier Indiana Jones. Ca y est ? Vous y êtes ?

Jusque ici, j'ai juste pu regarder le pilote. Et je me suis du coup souvenu pourquoi je n'avais pas acheté le DVD à l'époque en UK : il n'y a absolument aucun sous-titres, et comme c'est du ricain, j'avais peur de tomber sur un accent impossible. Heureusement, il n'en est rien. A part un passage ou l'autre où j'ai ramé un peu, c'est tout à fait à ma portée.

Pour ce qui est de l'histoire (sur le seul épisode que j'ai vu), en gros, c'est Mulder et Scully au carnaval. On est dans l'enquête paranormale, on a un hangar secret bourré de machins aliens, mais jusque ici, c'est surtout orienté humour plutôt que dark conspiracy.

L'intro n'est pas trop crédible (la fille est vraiment en-dessous de tout dans son intervention), et certains effets spéciaux font assez "cheap". Mais ça m'a bien plu, car ça ne se prend vraiment pas au sérieux. A voir si ça se maintient dans les épisodes suivants.

18 août 2011

La différence entre un bon ch....

La différence entre un bon choix de mot de passe et un mauvais choix de mot de passe.
En image là-bas.

La conclusion me plaît particulièrement ;-)

10 août 2011

Petite mise au point

Non, ce n'est pas un oubli.
Je n'ai jamais eu l'intention de libeller le message précédent en Science-Fiction.
Jamais !
Puisque je vous le dis !

08 août 2011

Côté cour

J'ai assisté jeudi en soirée, sur invitation d'un sponsor, à une représentation des Femmes Savantes dans le cadre du festival de théâtre de Spa (plus exactement à une représentation "privée" avant le début du festival). Ca faisait un moment que je n'avais plus mis les pieds dans un théâtre (une dizaine d'années, je pense) et jamais pour un classique.

J'ai eu un peu peur au départ, en voyant une sorte de chorégraphie introductive et ensuite, de constater que la pièce avait été transposée aux années folles (entendons-nous : par les costumes et le décor ; le texte était bien celui de Molière). Mais cette appréhension s'est vite dissipée, j'ai passé une excellente soirée.

A part un petit dérapage de Chrysale proposant Trissotin au notaire comme son choix de gendre (auquel le public n'a pas réagi, et sur lequel les autres comédiens ont enchaîné sans sourciller), c'était très bien joué. Je regretterais peut-être le choix du metteur en scène de nous montrer une Henriette un peu trop modeste. Pour ma part, je la voyais d'une intelligence nettement supérieure à son aînée, distillant le sarcasme. Comme quoi, le texte peut sans doute se prêter à plusieurs interprétations.

Sinon, bien sûr, il y a les critiques qu'on peut attribuer à Molière lui-même : sa Martine, qui maltraite la grammaire au moment de son renvoi pour venir nous faire une tirade éloquente lors de son rappel. Et évidemment, sur le sujet de l'éducation des femmes. J'ignore si le discours de Molière était progressiste, neutre ou rétrograde à l'époque, mais il est clair que de nos jours, il a parfois des accents un peu durs à digérer.

Côté bouquin

Couverture de la Dame du Lac J'ai terminé le cinquième (et dernier, je présume) volume de la saga du sorceleur.

Je redoutais dans un épisode précédent que ça ne soit une pirouette autour du mythe arthurien. On y échappe... presque. Nimue vient faire un petit tour, de façon assez artificielle. Le récit se serait bien passé de ça, ça n'apporte rien à l'histoire, et on n'est pas du tout dans le même registre que la réécriture de certains contes dans le recueil de nouvelles Le dernier voeu. La conclusion est aussi quelque peu arthurienne, même si ça peut passer plus inaperçu.

A part ça, ça referme le cycle de manière plaisante. On retrouve Geralt "pour de vrai". On suit Ciri sans qu'elle ne devienne envahissante comme précédemment. Les magiciennes ne sont malheureusement pas crédibles pour un sou. D'un côté, on a droit à un duel de magie qui démontre une puissance fabuleuse. On a la destruction de deux châteaux, avec des secousses sismiques qui se propagent jusqu'au bout du monde. Mais deux d'entre elles, parmi l'élite, ne peuvent faire face à quelques manants lanceurs de cailloux. Bref, Il y a un petit goût de bâclé dans l'histoire...

01 août 2011

Recto Veston

Plato, le magazine belge sur les jeux de plateau, redevient mensuel et totalement papier.
Pour rappel, c'était un magazine papier, devenu PDF et gratuit, puis en alternance papier/PDF.

C'en est donc fini du petit PDF gratuit en supplément un mois et pas l'autre. Faut dire que le dernier en date était à peu près vide. J'espère qu'ils trouveront de quoi remplir leur version papier, histoire de survivre. Mais ça sera sans mon aide, je ne l'achète plus depuis qu'il est mort la première fois.

29 juillet 2011

Comparaison de comparatifs

Je me suis procuré le Vae Victis 99. J'ai aussi récupéré le n° 55 de Wargames Soldiers & Strategy (revue revenue à la vie en version complètement anglaise).

Dans les deux, on a des articles sur Hail Caesar et Clash of Empires (ainsi que War & Conquest et In Death Ground dans WSS).


Couverture du Vae Victis 99Dans VV, les articles sont écrits par des auteurs différents.

Celui sur CoE compare le jeu à WAB2 (ce qui se justifie pleinement), en distribuant des points sur base de différents critères. Pourquoi pas ? Mais les critères retenus sont parfois discutables (par exemple, si on prend en compte la qualité de la maquette, plus pro chez Forgeworld, pourquoi ne pas comparer également le prix ?) et les conclusions sont parfois bizarres (dire que les personnages héroïques sont parfois une qualité -notamment pour les vikings- dans un jeu qui dépasse normalement la simple escarmouche, j'ai beau me gratter, je ne comprends pas).

Celui sur HC contient un encadré qui le compare à CoE.

Les deux sont plus techniques que ce qui est décrit dans WSS. On remarquera que HC est sité en couverture, mais pas CoE.


Couverture du Wargames Soldiers and Strategy 55Dans WSS, les quatre tests ont été effectués par un seul auteur, qui les a repris dans un seul article (un peu plus loin, le rédac chef s'offre une page pour expliquer pourquoi, de son côté, il aimera encore longtemps WAB). Par rapport, aux articles de VV, on peut dire qu'il y a en plus des commentaires généraux un compte-rendu succint de bataille effectuée entre les mêmes bélligérants pour les quatre règles.
Tout ça est intéressant. Malheureusement, l'auteur ne se mouille pas à faire un choix. Faut pas froisser les annonceurs, sans doute ;-)

J'en retiens que Hail Caesar peut aussi être utilisé pour de petites batailles.
Et que, comme on pouvait s'y attendre, CoE et W&C sont des "branches" de WAB (pour parler en termes utilisés d'habitude dans les softs open-source qui génèrent des dérivés).


Indépendemment de tout ça, cet exemplaire du nouveau WSS m'a bien plu. Je sens que je vais me prendre un abonnement pour voir si notre relation peut dépasser ce coup de foudre. Si c'est le cas, je laisserai tomber Wargames Illustrated, qui commence à me lasser.

On y parle entre autres d'une règle à sortir chez Gripping Beast. Saga, orientée "dark ages" et vikings (pour vendre leurs figs plastiques, sans doute). Ce qu'on ne dit pas, c'est que cette règle devrait sortir simultanément en français, car elle est en fait développée par des francophones.
Voir leur blog, car leur site est un peu en retard, rogntudjuuuuuu !

A suivre... J'en reparlerai certainement.

05 juillet 2011

Vae Victis Nonante-Neuf

N'en déplaise aux francophones d'ailleurs ;-)

J'ai arrêté mon abonnement à cette revue il y a quelques temps, par manque d'intérêt.
Mais le sommaire du numéro de ce mois-ci est plutôt alléchant.

Problème : mon ancien libraire a remis son commerce à un petit jeune qui semble plus intéressé par la vente de canettes et de jeux à gratter que par son commerce de base, la vente de revues et de journaux. Bref, on n'y trouve plus rien.

Un petit tour sur le site de Histoire & Collections m'a vite fait fuir. Les frais de port vers la Belgique pour une seule revue sont carrément imbuvables.

Je crois que je vais devoir aller revisiter la Dérive à Huy.

Gibson, oracle des temps modernes ?

Il y a quelques temps, je vous ai parlé de Spook Country, l'avant-dernier roman de William Gibson.

Gibson est connu pour avoir plus ou moins prophétisé un certain réseau global qui est devenu incontournable aujourd'hui.

Un thème récurrent chez lui, c'est la réalité virtuelle. Dans Spook Country, il nous parle de sculptures digitales, superposées à notre univers physique et visibles uniquement à l'aide de l'équipement adéquat (un casque de réalité virtuelle équipé d'un système GPS, en gros).

Et voilà que je viens d'apprendre que, à l'occasion d'Independence Day, la statue de la liberté vient de se voir coiffer d'un "rocher" (bon, moi je trouve que ça ressemble à un drapé), qui ne serait visible qu'à l'aide d'une application pour certains téléphones portables. Et que, ça utiliserait vaguement la même technologie que celle décrite dans le bouquin.

Impressionnant.